Figure locale de notre littoral, fier face à l’océan et le vent bien souvent les pieds dans le sable !
Couvrant 10% de la surface boisée française, on ne peut passer à côté! Le pin maritime doit beaucoup de son expansion à Mr Brémontier ingénieur des ponts et chaussées. Il entreprit vers 1786 (Louis seize avait encore toute sa tête…) de fixer les dunes du golf de Gascogne menaçant les villages des Landes.
La plantation en nombre de ses pins, outre le but initial atteint, permit également une production économique forte. La vente du bois et également le gemmage, technique par incision permettant de récolter la résine, ont enrichi la région.
C’est également pour fixer les dunes qu’a été planté le pin maritime sur notre région. La baule, Quimiac, Pénestin et j’en passe, sont encore bien arborées par ce résineux.
Le pin maritime en détail
Pinsus pinaster est son nom latin. Il est facilement identifiable, avec ses aiguilles groupées par deux, assez rigides atteignant 25 cm. Ses cônes mûrs à l’automne de leur troisième années, arborent un brun roux luisant. Écorce très épaisse et très fissurée. Autant de signes qui ne trompent pas!
Ses racines d’abord plongeantes puis traçantes aiment les sols sableux et bien drainants. S’accommode des sols les plus pauvres mais pas calcaire. Il résiste très bien au vent et embruns.
Sa croissance est assez rapide, il peut atteindre les 10m en 20 ans, pour arriver sur une moyenne de 25 à 30m au bout de 50 ans. Sa cime commencera à s’aplatir, et se débarrassera de ses branches basses, pour avoir ce joli port qu’il conservera les 450 prochaines années.
Les ennemis du pin maritime
Pas beaucoup, essentiellement les chenilles processionnaires qui suivant leurs nombres peuvent lui poser quelques problèmes. L’hylésine plus rarement et quelques champignons polypores de type phellin du pin. Rappelons que pour une attaque de ces derniers, l’arbre est déjà affaibli par d’autres facteurs.
Comment s’occuper du pin maritime
Il se débrouille très bien seul, un arrosage au cours de ses premières années éventuellement
Des tailles ?
Eviter sur sa périphérie, mais une taille d’éclaircie peu l’embellir. Une taille sanitaire le rend plus agréable également, et prévient les chutes éventuelles de bois mort ou abîmé. Le cumul de ses deux tailles apporte un esthétique du plus bel effet.
N’hésitez pas à semer leurs graines, il serait dommage que nos paysages n’aient que des sujets à maturité, ils ont besoin de jeunesse autour d’eux !
Je me suis souvent demandé pourquoi on observe si peu de relève, même dans les terrains laissés à l’état semi-sauvage. Avez-vous une explication?
Merci de votre intérêt pour nos articles, le peu de relève est dû, en grande partie, aux souhaits des propriétaires ! Les tondeuses et autres débroussailleuses sont également les mises en causes. Sur un terrain laissé sauvage la régénération se fait seule normalement, à moins d’une grosse colonie d’écureuils voraces !!!
Que serait La Baule les Pins sans les pins? Ils font partie du paysage local, et de bien d’autres…Ils ont l’inconvénient d’attirer les chenilles processionnaires, et quelques précisions sur la lutte contre ce désagrément majeur pourraient être utiles…dans un autre article? l y a aussi d’autres pins, à la silhouette différente quoique jolie, mais moins présents localement ( pin noir d’Autriche, pin d’Alep…). Enfin précisons que contrairement à l’appellation usitée par beaucoup de nos amis et voisins, ce ne sont pas des sapins!
Merci de votre lecture, un article sur les chenilles est déjà présent sur notre site, nous l’avons écrit le 5 octobre 2018 (https://vertdhorizon.fr/la-chenille-processionnaire-du-pin/).
Tout à fais d’accord pour les autres pins, ce genre représente pas moins de 80 espèces !
C’est vrai que c’est un très bel arbre mais , est-ce qu’il ne nuit pas à la végétation sous sa ramure ? Pelouse et fleurs supportent-elles l’acidité de ses épines ? Comment fait-on pour en replanter un : faut-il prendre une pomme de pin d’un arbre plus éloigné plutôt que celui d’à côté ? Est-ce la pomme de pin entière qu’il faut entrer ? Si oui , à quelle profondeur ?
Bien à vous.
Anne Auberger
Merci de votre attention, effectivement afin de limiter la concurrence il acidifie le sol autour de lui, ce qui explique la difficulté que l’on peut avoir à faire pousser un vrai gazon ou d’autres plantations en dessous. Pour planter il est préférable de trouver un semis de quelques centimètres et de le replanter. Avec une graine, il faut s’armer de patience…mais c’est possible, récolter les graines vers le mois de novembre sur des cônes bien ouvert et ensuite comme une plantation classique. Faites en plusieurs ce n’est pas évident, elles germent plus facilement en spontanées.
Bonjour,
Merci tout d’abord pour votre journal d’actualités.
C’est le pin maritime qui attire mon attention.
Afin de convaincre mon entourage de Sa résistance au vent. avez-vous pu identifier la profondeur de ses racines plongeantes ?
A vous lire et vous en remerciant,
Cordialement
Nicole BOUILLON
Merci à vous, la profondeur des racines est variable, il n’y a pas de mesure type puisqu’elles s’adaptent au terrain et à la nature du sol. En tous cas son système racinaire lui permet un bon ancrage face au vent.